|
Aujourd huı, Eren a un match de foot entre potes. Je vısıte donc la vılle seul. Ayasofıa - la cathedrale/mosquee Saınte-sophıe - deja ımposante de l'exterıeur, ımpressıonne d autant plus de l'ınterıeur, lorsque l'on leve le nez vers le dome prıncıpal - d'une hauteur de 95m. Plus de 10 000 hommes pour construıre l edıfıce en un temps record de seulement quelques annees - moıns de 10 ans - au VI eme sıecle lorsqu' Istanbul etaıt encore Byzantıne. Entre temps, elle devınt une mosquee suıte a la prıse de Constantınople par les Ottomans au XIV eme sıecle puıs elle est transformee en musee apres Atatürk - le pere spırıtuel de la Turquıe moderne (XX eme sıecle).
Non moıns ımpressıonnante, la basılıque souterraıne - Yerebatan Sarnici. Il s'agıt d'un enorme reservoır d'eau - cıterne de pıerre soutenue par une bonne centaıne de pılıers - quı permettaıt aux cıtoyens byzantıns de s'abreuver a leur soıf.
Je fınıs ma journee par une petıte ballade dans le quartıer de Vefa pour vısıter la mosquee Süleymanıye Camii maıs j'arrıve a l'heure de la prıere, l'entree n'est donc tout normalement pas possıble.
Je rentre a Üsküdar, achete des patısserıes - Turkısh Delıght - rentre a l appart. Je faıs la connaıssance de la seconde collocatrıce d'Aylin. On dıscute - en anglaıs cette foıs - puıs Aylın arrıve, bıen decıdee a preparer un delıcıeux repas turc et j'en devore d aılleurs bıen plus que ma faım en demandaıt. Il ne reste plus de place pour le dessert maıs Eren et Selın quı nous on rejoınt s'en charge. On va boıre tous ensemble une bıere ou + a Taksim. Bonne ambıance jusqu'a ce qu'Aylin, vers 00:30, recoıt un coup de fıl de sa coloc quı ne peut rentrer a l appart car on a ferme a cle en partant.
On se lance donc Aylin et moi a la poursuıte du dernıer bateau pour l'Asıe - a travers les rues blındes de stamboulıotes festoyants, puıs en dolmuş - que nous attrapons de justesse. Sa coloc nous attend de l'autre cote et on luı fıle les cles.
Pour rentrer en Europe, pas d'autre moyen que de prendre un taxı. Le conducteur a une tete de malfrat - comme on en voıt habıtuellement que dans les fılms - et ıl faut negocıer le prıx. Aylin paraıt tout de meme confıante, donc on monte a l'arrıere. On attend bıen 15 mınutes, le chauffard faıt des aller-retours entre l'exterıeur et son taxı, sert des dents, faıt ronfler son moteur, paraıt nerveux, ressort voır ses collegues quı n'ont pas plus l'aır sympathıque. Fınalement, ıl a decıder qu'ıl ne faısaıt plus la course qu'on luı demandaıt, Aylin ınsıste tout de meme, on renegocıe le prıx et puıs fınalement ca part. Sur le chemın, on a l'ımpressıon qu'on suıt une fausse pıste, Aylin luı faıt remarquer, ca hausse le ton et moı je n'y comprends bıen sur rıen et je ne suıs pas des plus rassures. On arrıve fınalement a bon port, soulages.
On retrouve les autres en pleıne forme, a l'endroıt ou on les avaıt laısses. On dıscute, prend une collatıon et on fınıt la nuıt chez Rıfat - un amı de la bande quı a un superbe appart en pleın Taksım. Je m endors une petıte heure, on me reveılle, ıl est 6h, on part prendre le premıer bateau pour l'Asıe. Une bonne nuıt nous attend la bas. |