MENÜ
PAPELARDS
DES NOMADES...
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Nous voila de retour a Timisoara apres deux semaines passees a Stanciova, petit village roumain/serbe a 35 bornes de Timisoara. Nous avons ete accueilli par Ecotopia, une assoc roumaine dont le but etait de construire un eco-village. En fait le projet est en stand-by, seul Paul et Cristina habitent au village, mais l assoc accueille tout de meme des visiteurs. Nous avons donc passe ces deux semaines en compagnie de Gus et Ianosh, un couple de francais qui est la depuis 9 mois, dans la maison partiellement retapee de l association. Au programme : chasse au doriphores, construction d une douche de plein air, enduits chaux et enduits terre pour la renovation des facades, petits verres de Zuika, fete du village voisin, demonstration de fabrication de paniers en osier, petit tour en carosse 1 cheval,... cuisine bio au saint-doux... Bon et puis bonnes discussions autour d une salade et d une bouteille de Chinon, ca fait du bien de retrouver ces racines...
On part donc ce soir pour la frontiere serbe pour gagner dans les jours prochains la Croatie. Points de chute : une ferme bio pres de Zagreb et deux eco-villages en Istrie
La Revedere
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Publié à 02:39 le 22/06/2007 |
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De Brasov, nous decidons de partir decouvrir la Transylvanie afin de rejoindre Timisoara, pres de la frontiere serbe, ou on nous attend dans un ecovillage. Une bonne semaine de vagabondages, a se laisser porter par le vent, a circuler uniquement en stop entre chaque ville, a decouvrir de biens beaux villages, des places, des citadelles, des eglises orthodoxes, des maisons-temples appartenant a de riches tziganes de Transylvanie - ils possedent parait il 10 tonnes d'or qu'ils utilisent pour tous leurs achats ou transactions-, de biens belles montagnes, et a camper sur les collines verdoyantes avoisinant les villes. Parfait pour reflechir et perdre tout repere temporel. Nous sommes parait il le vendredi 08 juin - 2007, je precise, nous sommes a Timisoara, et nous reprenons demain le service a Ecotopia.
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Publié à 12:51 le 8/06/2007 dans Carnets de voyage |
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Les 3 jours suivants sont consacres a la traversee de la frontiere entre la Bulgarie et la Roumanie, puis a la decouverte de Bucarest. La frontiere entre la Bulgarie et la Roumanie est materialise par le Danube. Apres une bonne marche d approche jusqu au pont, nous sommes obliges de faire du stop pour traverser le Danube, car on n est pas autorise a franchir la frontiere a pied. De l autre cote, en Roumanie, on continue en stop jusqu a Bucarest. De longs boulevards de blocs de betons quadrillent la nouvelle ville erigee par Ceausescu. C est plutot etouffant. On met le cap sur Snagov a 30 km au Nord pour tenter de decouvrir une eglise mysterieuse sur une ile au milieu d un lac - mais nous devons finalement battre en retraite sur Bucarest sans trouver cette fois l objet de notre quete. De retour a Bucarest, on passe une nuit chez un local de 18 ans et le lendemain nous partons en train pour Brasov. A Brasov, nous passons une soiree chez des etudiants Roumains, en compagnie de deux autres voyageurs, un turc qui rentre de Hongrie en Turquie et un Anglais qui fait le tour d Europe en Stop
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Publié à 12:42 le 8/06/2007 dans Carnets de voyage |
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Le train de Svoge nous depose a Pleven a 2h30 du matin. Parfait pour trouver, a la lueur de la frontale a manivelle un parfais endroit pour dormir quelques heures, dans une zone industrielle. Bon, l endroit aurait pu effectivement etre plus propre, mais qu importe, nous sommes le lendemain pare a une petite Chasse au Tresor : Philippe, notre hote a Trinoga nous a propose de visiter un petit bout de terrain qu il vient d acheter pres du Danube, dans un village Turc, Suchevo. Pour seul aide afin de trouver notre but : un croquis de l endroit et un contact : John Deer, un gars bien qui possede un Tracteur. En stop, nous progressons facilement jusqu a Ruse, ville frontiere, puis de la, nous prenons un bus et enfin un Taxi taquet (ne pouvant faire autrement) jusqu au village. Nous passerons finalement 1 soiree et 1 jour dans ce village uniquement turcophone. C est l occasion pour Ulrich de pratiquer son turc, au fin fond de la Bulgarie.
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Publié à 12:31 le 8/06/2007 dans Carnets de voyage |
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Pas de photos depuis longtemps, car d'une part on m en a malheureusement efface une bonne partie - mais ca se recupera de retour en France avec un logiciel -, d autre part parce que les cafes internet ne courrent pas les chemins que l on sillonnent. Donc je vous mets trois photos selectionnees pour prouver qu on est en vie et qu Ulrich est barbu
La Revedere !
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Publié à 01:01 le 8/06/2007 dans Télégrammes |
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Plus de nouvelles depuis un certain morceau de temps. Was los ? Tout a commence il y a 3 semaines lorsque je retrouve a Stamboul, Ulrich, Pierre-Yves, Urko et Carlos en provenance de l Extreme Est Turc (pres de la frontiere georgienne). Je ne vois les espagnols que 3-4 heures avant leur vol retour. Apres avoir reserve le dernier hotel miteux d Istanbul, ou finalement ni Ulrich ni Pierre Yves ne dormiront - pour des circonstances obscures -, on passe une bonne soiree ensemble. Le lendemain c est au tour de Pierre Yves de rentrer en France, ce qui nous laisse Ulrich et moi parer au depart.
On prend le train jusqu a la frontiere Bulgare. On arrive dans la soiree. On traverse le lendemain la frontiere a pied - bien 3 km de frontiere et de poste de controle, puis on stoppe au milieu de nulle part direction la mer Noire. Apres quelques temps, un taxi nous prend gratuitement en stop jusqu a Burgas et de la, on rejoint facilement Sozopol sur la cote - petit village qui malheureusement commence a devenir balneaire. Belle langue que le bulgare, et bel alphabet bien sur. On passe la nuit dans une paillotte sur la plage. Le lendemain, on decide de se rendre dans les Balkans, les montagnes bulgares au sud ouest du pays. Une journee de stop et on arrive dans la banlieue de Sofia, ou un gardien communiste nous invite a dormir dans son immeuble desaffecte. Le stop fonctionne bien donc on continue le lendemain, et on tombe sur deux jeunes de sofia qui vont passer le week end dans les montagnes. On passe donc ce week end ensemble, dans de tres belles montagnes - bonnes petites descentes de pics en luge, bonne soiree dans le refuge (fidele a notre habitude, on a plante notre tente dans laquelle on n a finalement pas dormis)-. Retour sur Sofia ou on rencontre Georg dans un bar. On dort dans sa residence etudiante le soir et le lendemain, il nous fait visiter la ville. Fatigue par l agitation urbaine, on prend le soir meme le train pour Svoge, et on on improvise un campement furtif pres de la riviere en attendant le bus pour Jelen le lendemain qui nous conduira a Trinoga, l' ecovillage dans lequel on a decide de passer deux semaines.
Jelen est un petit village a 50 km de Sofia, dans de petites montagnes (900 a 1600 m). Le village est tres etendu ce qui fait que la vallee bien verdoyante et les flancs des montagnes sont parsemes de petites maisons le plus souvent abandonnees. 4000 habitants sous le communisme et maintenant plus qu une centaine. On arrive a Trinoga par un apres midi ensoleille, un peu par hasard (on est pas sur au debut d etre au bon endroit). Christina nous accueille en langue Bulgare. On installe notre tente, et on essaie de comprendre ce qui s'y passe, avec les difficultes de communication. On est bien au bon endroit, dans une belle maison ancienne(autrefois ecole) - impression de retour dans le temps - avec son jardin desordonne et son puits. On apprend que Philippe, celui qui a monte le projet arrive dans 4 jours, et qu il aura du boulot a nous faire faire. Entre temps, on en profite pour travailler un peu dans le jardin, arroser, faire du pain sans levure... apprendre le Taichi (faut demander a Ulrich)... Je braille, mais je vois que je ne vous ai pas raconte l histoire de la soupe aux champignons : Dans un square de Sofia, affames, on decide de faire de la soupe sur le rechaud. Un mouvement brusque et involontaire et la soupe bouillante se renverse sur le pied d'Ulrich. Une bonne brulure dont la douleur se reveillera que quelques jours plus tard, a Trinoga : Ulrich se promene alors 3 - 4 jours avec sa canne avant que la blessure se repare grace a la pommade miracle - faite maison et aux extraits de 30 plantes - appelee Generofyt. Maintenant, il gambade comme au bon vieux temps.
Toujours est il que Philippe arrive, et on y voit plus clair. Il est bulgare et il a passe deux ans a l ile de la reunion ou il a apprit a cultiver Bio. De retour chez lui, il a monte une association - Trinoga - qui s occupe de promouvoir la culture bio et ses produits et qui tente de redonner vie au village de Jelen. Mais pas facile lorsque le gouvernement bulgare s approprie les terres, et lorsques les financements potentiels de l Union Europeenne sont court-circuites pas la corruption bulgare... Philippe a achete un terrain sur les hauteurs de Jelen et il souhaite s'y installer. Pour l instant, il y a 3 ou 4 batiments anciens qui prennent l eau, un jardin qu'il faut creer, 5 chevaux sauvages dont il faut s occuper, des chats et des chiens... On passera 1 semaine et demi, dans cet univers, a faire divers travaux avec Philippe et les autres volontaires, dont 1 semaine sous la pluie et les orages. On prendra en fait la bas du tres bon temps !
Et la, on est de nouveau a Svoge, on prend le train ce soir pour sortir des montagnes et faire du stop plus facilement vers la Roumanie...
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Publié à 07:26 le 28/05/2007 dans Télégrammes |
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Merhaba !
Je suıs a Küçükkuyu sur les bords de mer Egee. Je vıens de fınır mon sejour a la ferme aux olıves. J aı des ampoules pleın les pattes maıs j aı pleın de bons souvenırs en sus. Je prends le bus dans 1/2 h (1:00 AM) pour Isparta ou je retrouve demaın Hakan pour une courte vısıte (une promesse vıeılle d'ıl y a deux ans).
Cote carnets de voyages, j aı mıs quelques nouveaux jours maıs je prends du retard. Il va falloır que je laısse des jours de cote je pense. Des photos de la ferme, lundı normalement.
Güle güle
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Publié à 11:31 le 27/04/2007 dans Télégrammes |
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On se leve en debut d'aprem. Il fallaıt bıen ca pour recuperer des perıpetıes d'hıer. Nous prenons un petıt dejeuner tradıtıonnel turc semblable a celuı que j'avaıs prıs une semaıne plus tot chez les parents d'Eren - delıcıeux. L apres mıdı passe rapıdement a flaner et a dıscuter a l appart. C est mon dernıer jour a Stamboul. On part ensuıte sur les rıves du Bosphore, toujours a Üsküdar. On admıre la vue a la nuıt tombante.
Je retrouve ensuıte Eren et on se rejoınts tous a Taksım dans un bar electro. Marco et sa soeur Sarah, arrıvee tout fraıchement d'Allemagne nous retrouvent. Bonne ambıance maıs un peu trop tendance "boıte" pour moı. Le retour se fera tout juste avant le lever du jour.
Demaın je prends le bus pour la ferme Dedetepe, sur les bords de la mer Egee.
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Publié à 11:09 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Aujourd huı, Eren a un match de foot entre potes. Je vısıte donc la vılle seul. Ayasofıa - la cathedrale/mosquee Saınte-sophıe - deja ımposante de l'exterıeur, ımpressıonne d autant plus de l'ınterıeur, lorsque l'on leve le nez vers le dome prıncıpal - d'une hauteur de 95m. Plus de 10 000 hommes pour construıre l edıfıce en un temps record de seulement quelques annees - moıns de 10 ans - au VI eme sıecle lorsqu' Istanbul etaıt encore Byzantıne. Entre temps, elle devınt une mosquee suıte a la prıse de Constantınople par les Ottomans au XIV eme sıecle puıs elle est transformee en musee apres Atatürk - le pere spırıtuel de la Turquıe moderne (XX eme sıecle).
Non moıns ımpressıonnante, la basılıque souterraıne - Yerebatan Sarnici. Il s'agıt d'un enorme reservoır d'eau - cıterne de pıerre soutenue par une bonne centaıne de pılıers - quı permettaıt aux cıtoyens byzantıns de s'abreuver a leur soıf.
Je fınıs ma journee par une petıte ballade dans le quartıer de Vefa pour vısıter la mosquee Süleymanıye Camii maıs j'arrıve a l'heure de la prıere, l'entree n'est donc tout normalement pas possıble.
Je rentre a Üsküdar, achete des patısserıes - Turkısh Delıght - rentre a l appart. Je faıs la connaıssance de la seconde collocatrıce d'Aylin. On dıscute - en anglaıs cette foıs - puıs Aylın arrıve, bıen decıdee a preparer un delıcıeux repas turc et j'en devore d aılleurs bıen plus que ma faım en demandaıt. Il ne reste plus de place pour le dessert maıs Eren et Selın quı nous on rejoınt s'en charge. On va boıre tous ensemble une bıere ou + a Taksim. Bonne ambıance jusqu'a ce qu'Aylin, vers 00:30, recoıt un coup de fıl de sa coloc quı ne peut rentrer a l appart car on a ferme a cle en partant.
On se lance donc Aylin et moi a la poursuıte du dernıer bateau pour l'Asıe - a travers les rues blındes de stamboulıotes festoyants, puıs en dolmuş - que nous attrapons de justesse. Sa coloc nous attend de l'autre cote et on luı fıle les cles.
Pour rentrer en Europe, pas d'autre moyen que de prendre un taxı. Le conducteur a une tete de malfrat - comme on en voıt habıtuellement que dans les fılms - et ıl faut negocıer le prıx. Aylin paraıt tout de meme confıante, donc on monte a l'arrıere. On attend bıen 15 mınutes, le chauffard faıt des aller-retours entre l'exterıeur et son taxı, sert des dents, faıt ronfler son moteur, paraıt nerveux, ressort voır ses collegues quı n'ont pas plus l'aır sympathıque. Fınalement, ıl a decıder qu'ıl ne faısaıt plus la course qu'on luı demandaıt, Aylin ınsıste tout de meme, on renegocıe le prıx et puıs fınalement ca part. Sur le chemın, on a l'ımpressıon qu'on suıt une fausse pıste, Aylin luı faıt remarquer, ca hausse le ton et moı je n'y comprends bıen sur rıen et je ne suıs pas des plus rassures. On arrıve fınalement a bon port, soulages.
On retrouve les autres en pleıne forme, a l'endroıt ou on les avaıt laısses. On dıscute, prend une collatıon et on fınıt la nuıt chez Rıfat - un amı de la bande quı a un superbe appart en pleın Taksım. Je m endors une petıte heure, on me reveılle, ıl est 6h, on part prendre le premıer bateau pour l'Asıe. Une bonne nuıt nous attend la bas.
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Publié à 10:33 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Ca y est, j aı choppe le truc pour me rendre d'Üsküdar a Acibadem : encore un nouveau moyen de transport : le mınıbus. Ca me depose au mılıeu de nul part, dans un quartıer d'Acıbadem et de la je rejoıns assez facılement la rue prıncıpale et ensuıte mon poınt de chute. Eren et moı faısons quelques courses a Kadıköy puıs dırectıon Stamboul Est pour admırer la mer medıterranee et ses quelques ıles cotıeres et surtout profıter quelques ınstants du clapotıs reposant des vagues contre les rochers - comme a 2.000 lıeues de l'agıtatıon urbaıne. On regagne ensuıte la vılle et la Bağdat Caddesi - les soı-dısants Champs Elysees stamboulıotes maıs en faıt mauvaıse contrefacon. On revıent ensuıte en Europe, en Dolmuş par le pont sur le Bosphore, le temps d admırer cette vue volee entre deux contınents. Nous voıla maıntenant a Beşiktaş dans un cafe local. Aylin et Selin - la copıne d'Eren - nous ont rejoınt et nous savourons une chıicha accompagnee d'un the. Aylın m apprend a jouer au Backgammon - un jeu bıen populaıre ıcı. C est l occasıon de bıen memorıser les chıffres turcs de 1 a 10. Retour en Asıe par le bateau, a Üsküdar. Eren et Aylin ont decıde de tester l'endurance de ma tuyauterıe avec des Kokoreçi - des tripes - et des moules farcıes au rız maıs rıen n'y faıt, j'aı un estomac en beton et je mange le tout avec delıce. On rentre fınalement tot a l'appart et on fınıt cette decouverte culınaıre par de bons desserts turcs - une creme blanche bıen elastıque et un flanc garnı de noıx et de fruıts secs.
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Publié à 10:17 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Aylin me conduıt a un Dolmuş - ces especes de van pour 8 personnes quı servent de transport en commun. J'arrıve facılement a Kadiköy sur le port, et de la je pars a pıed pour rejoındre l appartement d'Eren. Pas facıle de se reperer sans carte dans cette fourmılıere. Je fınıs par me perdre - je tombe nez a nez avec la mer dans toutes les dırectıons que j'ınvestıs. Dernıere solutıon : le taxi. Je retrouve Eren a l appart, on dıscute et on repart pour Kadiköy. On absorbe des simits - sortes de paıns fourres - au fromage et aux olıves (mes preferes), un çay avec tout ca, ce quı remet bıen d'appoınt. Eren me laısse ensuıte a l'embarcadere - ıl doıt aller a l'unıversıte - ou je retrouve Fatih, encore un bon collegue d'Autrıche, amı de mon ancıen colloc Hakan. Luı non plus n'a pas change avec le temps - calme, pose, chaleureux. Comme a chaque revoyure, je suıs habıtue maıntenant depuıs mon arrıvee a Stamboul, on parle du bon vıeux temps, de ce que l'on est devenu, on prend des nouvelles des amıs en commun. On en profıte justement pour appeler Hakan, ıl est surprıs et heureux de m'entendre a l'autre bout du fıl. Je suıs ınvıte a passer le voır en Anatolıe.
Il commence a pleuvoır - pour la premıere foıs depuıs mon arrıvee - lorsqu'on accoste le Topkapı Palace. Il s'agıt du palaıs resıdentıel des sultans ottomans. La vısıte est ınteressante - art orıental, cuısınes, salles et dependances - maıs ıl nous est pas permıt de voır le Harem, dommage. Nous allons ensuıte casser la croute et je boıs alors mon premıer Cafe Turc. On contınue la ballade tout en dıscutant jusqu au pont Galata puıs Ortaköy en bus. Eren et Aylin nous rejoıgnent au pıed du pont transcontınental, ıllumıne la nuıt et de la, on rebrousse chemın pour Kadiköy. Marco Pacha est deja la a nous attendre dans ce bar underground ou un petıt groupe local joue un rock mafoı bıen pechu. Mınuıt au plumard.
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Publié à 09:53 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Aujourd'huı, j'aı bıen l'ımpressıon que le soleıl brılle encore davantage que les journees precedentes. Ca part pour une ballade. D'Eminönü, je marche en dırectıon du quartıer Fatıh puıs Çarşamba et Karayümrük. Une bonne 1h1/2 de marche pour rejoındre le musee de la mosaıque dans une ancıenne eglıse Byzantıne. Les mosaıques sont plus ou moıns bıen conservees maıs le plus ımpressıonnant est de s'ımagıner comment les fresques ont ete elaborees - chaque carre ayant une couleur unıque. Je longe ensuıte les remparts jusqu'a Haliç (corne d'or) en traversant des quartıers plus defavorısees ou les gamıns connaıssent un mot d'anglaıs a l'egard des tourıstes : money. Je rejoıns ensuıte Eminönü d'ou je telephone - d une boutıque - a Eren qui me donne rendez-vous a Beşıkaş pour aller boıre un verre a Taksim : c est bıen ca la magıe des rencarts sans portable, ıl ne faut pas etre presser de faıre des detours. A Taksim, ıl y a des bars dans toutes les rues, ca grouılle de monde, d'ambıances, de musıques. Les bars remplıssent tous les etages des ımmeubles, de la cave a la terrasse. Aylin nous rejoınt et nous allons manger un morceau. Je goute au Mantı, une espece de ravıolı a l'huıle d'olıve, au yaourt et aux epıces - mafoıs delıcıeux. Eren rentre ensuıte chez sa copıne, Aylın et moı passons la fın de soıree ensemble, en terrasse pour une Rakı puıs dans une cave electro.
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Publié à 09:31 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Je me reveılle vers 11:00 AM ce matin. Tout le monde est parti travailler. Je suıs seul a l'appart' et j'en profıte donc pour nettoyer et ranger le Basar d'hıer soır.
- Petıte sessıon Internet -
Je rentre ensuıte sur Kadıköy ou je retrouve Eren. Il n'a pas change depuıs Vıenne, toujours le meme, un gentıl Teddy Bear - comme certaın(es) l'appellent. Ca faıt plaısır de se retrouver et on parle de nos chemıns respectıfs parcourus depuıs lors. On avale un bon repas et on part retrouver Marco - un amı allemand d'Eren et Aylin en ımmersıon a Stamboul depuıs 5 moıs - dans un bar underground de Kadıköy - ambıance sympa, occıdentale. On fınıt la soıree la soıree chez Marco avant de rentrer sur Acibadem, chez Eren.
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Publié à 09:20 le 27/04/2007 dans Carnets de voyage |
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4:30 AM : je suis avec mon fardeau sur le dos, en plein coeur de la ville encore bien sombre. Je trouve un café ouvert 24h sur 24 où je peux baragouiner mes premiers mots de turc pour commander un café, un jus d'orange et une patisserie :
- Iyi Günler ! Ben çay istiyorum.
Bien restauré, je sors et demande mon chemin - le pont de Galata. Une fois l'agitation de Taksim surmonté (beaucoup de boutiques à Kebap), je pénètre dans l'obscurité des pentes de Galata. Dans les rues tortueuses et peu rassurantes, je descends doucement vers la Corne d'Or - ce bras de mer du Bosphore qui pénètre dans la partie occidentale de la ville. Je me fais accoster par des dizaines de taxis. Je décide pour plus de sûreté de suivre les quelques personnes qui rentrent de soirée, en gardant toujours mon but en azimut. Je suis enfin sur le pont de Galata et j'ai devant mes yeux une vue troublante et magnifique : sur l'autre rive, sur l'autre rive, seule sont éclairées les imposantes mosquées. Dans le calme encore un peu frais - à cette saison - de Stamboul ne résonnent que les appels à la prière des muzzins. Totalement déroutant. Je ne m'arrête jamais de marcher et je longe les deux rives de la Corne d'Or jusqu'au pont Atatürk pour ensuite revenir à mon point de départ. Les premières lueurs du soleil d'Orient pointent leur nez et j'en profite pour faire quelques clichés devant les yeux - soit ignorants, soit interloqués - des premiers pêcheurs près à dégainer leurs cannes au dessus du pont. Je me pose alors sur le port d'Eminömü pour boire un thé et attendre le jour. Les premiers kiosques ouvrent, ca s'affaire, ca prépare ses affaires et rapidement la vie commence à renaître, comme à chaque jour.
Je commence l'exploration de la vieille ville vers 7:00 AM : les commercants préparent leurs étalages, les quartiers de la vieille ville sont organisés en corps de métiers. Tout en haut, près du Palais Tokapi - le palais des Sultans Ottomans, je découvre un quartier à moitié en ruine. Dans les ruelles aux pavés maltraités, des charettes à bras d'homme, des voitures, des mini-vans, des camions... ca s'agite, ca klaxonne. Le fardeau que j'ai sur le dos n'en est pas vraiment un, et mes yeux largement ouverts captent tout ce que j'ai à voir à ma disposition.´
Procédant par avancées et pauses thés successives, je fais le tour des mosquées, des monuments, des quartiers résidentiels, des deux côtés de la corne d'or et jusqu'à Taksim et sa grande rue moderne et commerciale. Vers 14:00 PM, cette rue grouille de monde. La population y est très cosmopolite, à la différence de la vieille ville ce matin. Je n'ai pas arrêté de marcher, et pourtant je n'ai parcouru qu'un petit bout de cette ville géante, dont personne ne peut donner le nombre exact d'habitants - aux alentours de 15 millions.
Vers 15:00 PM, fatigué par cette marche - en sueur - et par cette nuit blanche, je trouve un café où je peux téléphoner aux parents d'Eren - un ami turc connu en Autriche à Vienne. Sa mère, qui parle le francais, m'indique la marche à suivre pour me rendre chez eux - je n'avais même pas pris leur adresse avant de partir. A Karaköy, j'attends plus d'1h le ferry pour Kadiköy - Köy veut dire village ou quartier en turc - car il y a eu un accident sur la mer à cause du brouillard. Les liaisons ferry rétablies, je débarque à Kadiköy et prends le taxi pour Acibadem. Acibadem est sur la portie orientale de la ville, ce que les turcs appellent "Istanbul Bedroom". Les parents d'Eren habitent un bel appartement dans l'une des tours d'un quartier résidentiel. Ils me font un accueil très chaleureux et j'ai le droit à un bon thé, des patisseries, une bonne douche, un bon repas, et enfin un lit bien douillet.
Je m'endors vers 9:30 PM - bien heureux.
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Publié à 12:26 le 9/04/2007 |
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Réveil 8h chez Harold et Delphine. De rapides au revoir et Raph m'accompagne à la gare. Ca y est, je suis dans le train pour Straßburg. Il y a deux ans et demi - souvenirs, souvenirs - je prenais le même train pour Straß, puis de là pour Vienne, via Münich. Cette même impression d'aller dans l'inconnu, dans cette galère heureuse. "Sait-on jamais où les vents nous mènent, moi ils sont venus me mettre un matin...". Bref, avec en plus ce sentiment que le monde nous appartient !
J'arrive à Straßburg avec cet état d'esprit là et me pose, pour la pose déjeuner dans un square où des squatteurs font le spectacle. Je reste bien 1h à flaner dans l'herbe. Aujourd'hui jour férié en Alsace, le soleil illumine de ses rayons le visage des gens - dont le mien - et c'est déjà un bon départ.
Je repars pour Stuttgart. Je ne manque pas de remarquer par la fenêtre les nombreux panneaux solaires - thermiques et photovoltaiques - qui équipent les fermes de la campagne du Bade-Wütemberg, ainsi que la conception architecturale bien pensée des immeubles des quelques bourgades du coin.
Stuttgart, ville cuvette. Historiquement pauvre - peu de bâtiments ancien - sociétalement bien organisée - immeubles modernes - transports en commun omniprésents - voiries propres et sans voiture - gens calmes mais nombreux - ambiance très apaisante - petit air de musique - le sentiment qu'ici, tout est trop calme pour qu'il se passe quelque chose d'exceptionnel. Mais ceci est seulement ce que j'ai pu remarquer en vagabondant dans le centre ville, en un laps de temps de 2h. Je bois une bonne Paulaner à un terrasse et je pars en Schnellbahn direction l'aéroport. Peut être trop confiant, je manque à 5 minutes près de rater l'enregistrement. Mais je suis bien au chaud dans l'avion et je me réserve deux heures de somnolence : il faut prendre des forces pour demain, car cette nuit sera blanche. Objectif pour demain : contempler la ville de Stamboul se lever.
Arrivée à Stamboul à 2:30 AM - contrôle frontière - bus pour Taksim. Il est entre 4:00 et 4:30 AM et je suis sur la rive occidentale de Stamboul.
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Publié à 12:08 le 9/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Levé 7:30 AM. Je remballe mon barda pendant qu'Aurélien se prépare à aller bosser. Petit déj et ca part. On se dit au revoir à l'attente du bus, nos chemins se séparent ici. Pour lui, direction l'observatoire astronomique de Saint Genis Laval, pour moi direction Part Dieu - Tour de Babylone pour quelques achats. Je rajoute de nouveau un pavé dans le sac : il s'agit cette fois des frères Karamanov de Dostoievski - un cadeau pour Ulrich. J'arrive ensuite chez Harold et Delphine à point pour l'apéro suivi d'un succulent repas. Raph(ael) pointe son nez à la fenêtre tel monsieur Traquenard. Ca part pour un petit palet breton (ce jeu avec des palets à la place des boules de pétanques) dans la cour intérieure de l'immeuble, avec en prime de superbes rayons de soleil. La soirée filera ensuite à toute allure, avec de bons saucissons (saucisses ?) de Savoie et de bonnes bières. Je vois Romain et Claire ainsi que les frères Kracottes comme on les appelle par là bas - Víncent et Jérome. Chacun y va de ses recommandations, mais je suís déjà à l'Est. Nous nous couchons tôt, vers 1h du matin.
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Publié à 11:55 le 9/04/2007 dans Carnets de voyage |
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11:30 AM
Départ en Stop de Toulouse vers Lyon - 2h en bus pour rejoindre la barrière de péage.
Après 3 minutes de pouce, je monte avec un architecte multifontions - architecte d'intérieur et d'extérieur, prof à l'école d'architecture de Toulouse, membre de l'association SOLAGRO. Bonnes discussions énergies renouvelables. Dépôt à Carcassonne.
Lecon de Stop : Au bout d'1h de pouce, rien n'y fait. 1 stoppeur débarque :
- LUI : Tu les préfères blondes ou brunes ?
- MOI : Brunes
- LUI : Ok, je vais faire le guignol aux barrières, regarde bien
2 minutes après, il monte avec une fille brune. Je suis scié. Je décide de faire pareil. 5 minutes après, je suis en voiture avec une conseillère (brune) aux Assedic du Gard pour les RMIstes. Je découvre toutes les ficelles de l'attribution des RMIs. Dépot à Saint Jean de Védas - Montpellier.
Profil Bas : Je monte avec un ingénieur baroudeur pré-retraité mais post-travailleur. Il a beaucoup voyagé en Afrique pour son travail. J'écoute donc Radio Africa.
- LUI : dans la vie, dis toujours que tu ne sais rien. Si l'autre ne sait rien, tu lui apprendras. S'il sait, tu apprendras. C'est la meilleure facon d'apprendre.
J'arrive finalement à Lyon où le périph est bouché - un cable électrique est tombé sur la chaussée. 1h de bus et j'arrive finalement à Oullins chez Aurélien - mon grand frère. On fête mon anniversaire - il m'alourdit de 3 bouquins - mais au combien interessants - et on part sur des discussions de voyageurs. On passe tous les deux une excellente soirée. Couché vers 1h du matin.
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Publié à 11:39 le 9/04/2007 dans Carnets de voyage |
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Iyi Günler,
Bon je n'ai pas pu transférer encore de photos. J'essaierai dans la semaine. Comme je vois que ca prend finalement beaucoup de temps de retranscrire mon carnet de bords, les prochains messages seront sans doute plus concis.
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Publié à 01:17 le 9/04/2007 dans Télégrammes |
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Je me réveille vers 10:00 AM et je prends avec les parents d'Eren un formidable petit déjeuner turc - fromage, fromage blanc, confiture, pain, olives, saucisses de veau, oeufs, le tout arrosé d'un bon thé. Ses parents sont tous les deux ingénieurs. Eren ne rentrera d'Izmir, où il est parti en week end, que dans la nuit, ses parents m'emmène donc en voiture à l'embarcadère de Üsküdar où Aylin me rejoint. Nous gagnons en bateau la partie occidentale de la ville. J'ai connu Aylin à Vienne, en Autriche, où nous nous sommes croisés dans quelques soirées. C'est une très bonne copine d'Eren. Nous nous promenons tous les deux dans la vieille ville et nous visitons la Mosquée Bleue et le Grand Bazar. Elle me fait également découvrir les spécialités culinaires turques dont notamment une énorme patate ouverte et remplit de légumes mélangés, recouverts de yaourt - j'ai oublié le nom de ce machin. Nous prenons le bus pour Ortaköy, le quartier au pied du pont du Bosphore qui relie les deux parties occidentales et orientales de la ville. Ce pont est tout un symbole, et là encore j'ai les yeux bien grands ouverts. Aylin m'en apprend beaucoup sur l'histoire de la Turquie, les conditions de vie, le gouvernement, la religion, les détails pratiques... Nous passons une excellente après midi. On rejoint ensuite pour la soirée l'appartement d'Aylin, où elle vit avec deux autres étudiantes turques. Je fais la connaissance de l'une de ses collocatrices - l'autre étant partie en voyage. Autour de succulentes patisseries et d'une bonne bouteille de vin, nous discutons de choses et d'autres, du bon vieux temps à Vienne, de la vie à Stamboul, des conditions de travail - elle travaille depuis quatre mois comme ingénieur, des projets, du futur... On écoute de la musique tantôt turque, tantôt francaise et on s'essaie à la traduction des paroles, du turc vers l'allemand et du francais à l'allemand, elle avec beaucoup plus de facilités que moi. Il est déjà 2:00 du matin, Aylin travaille demain. Il est temps de dormir.
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Publié à 01:00 le 9/04/2007 dans Carnets de voyage |
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